L'Histoire de la Caféière Beauséjour

L’habitation Caféière Samana Beauséjour, appelée Habitation Caféière Beauséjour ou Gros-Morne date de la fin du XIXe siècle.

 

Cette maison est le seul témoignage de l’histoire de cette propriété, le séchoir à café (boucan) ayant été totalement détruit lors du passage du cyclone Hugo en septembre 1989. 

Cette habitation est l’une des plus anciennes de Pointe-Noire. Elle est orientée Est-Ouest posée sur un morne (colline) à 295 m d’altitude. Elle domine toute la région de Pointe-Noire, à la fois côté mer des Caraïbes et côté montagne.

En 1928, lors du passage du GRAND cyclone, ce dernier endommage une partie de ses installations et entraine une diminution de son activité d’habitation caféière.

 

Autrefois encadrée par son boucan à café et sa cuisine extérieure, la maison possède des galeries superposées.

Les murs et la charpente sont entièrement en bois d’acajou et courbaril, et les essentes (tuiles de façade) sont en bois de goyavier de montagne. Le bardage traditionnel est en poirier pays. Les planchers sont, quant à eux, en bois de pitchpin. Le pitchpin est un conifère, originaire de Floride et du bassin du Mississipi, atteignant en moyenne 25 mètres de haut et au bois jaune à veine rougeâtre. Moins cher que le bois exotique comme le teck, le pitchpin sert en ébénisterie pour la fabrication des meubles fantaisie et en menuiserie pour celle des parquets sous Napoléon III.

 

Les grandes étapes de La Caféière Beauséjour :

Vers 1765-1775, la carte représentant Pointe-Noire indique l’existence d’une modeste habitation, à l’emplacement exact de l’Habitation Caféière actuelle. Le propriétaire indiqué est Monsieur Dessources. Il s’agit de Pierre Félix Gosse Dessources (né le 10 janvier 1731 à Pointe-Noire), marié à Cécile Millard le 01 juillet 1753 à Pointe-Noire. Cette dernière décède et la succession se règle entre 1773 et 1779. D’après les recherches du Fond Parisis, le domaine comporte 60.000 pieds de café et 30.000 hors domaine. L’habitation principale compte 60 carrés et dispose de 18 esclaves. On y cultive également du manioc, des pois et du maïs.

 

Un violent cyclone fait des dégâts en 1776. Lors du partage, l’habitation revient à 2 des 3 sœurs, l’une Marie-Catherine Cécile, mineure et célibataire, l’autre, Marie-Magdeleine, épouse de Séraphin de Blaine. C’est le mari qui prend l’habitation en bail à ferme.

 

Il faut attendre le milieu du 19ème siècle pour retrouver la trace de cette habitation, au travers de la succession de Mme Veuve Charles Lesueur passant à ses nombreux enfants qui vendent des portions en 1878 et 1879, ainsi qu’en 1884 et 1887.

 

En 1901, on retrouve deux héritières, Aurélie Lesueur et Pauline Lesueur, épouse de Pierre François Wilfrid Pagésy. 

Aurélie vend sa part (1/4) au couple pour la valeur de 4.000 Francs, ce qui indique qu’ils sont 4 cohéritiers et que les Pagésy en détiennent maintenant 50%. Le domaine est alors de 47 hectares. Il est évoqué que cette propriété est composée d’une habitation principale et de dépendances. 

 

Au cours du 20ème siècle, la propriété est achetée par la famille Duflau. La production de café cesse à cette époque.

PATRIMOINE GUADELOUPE_Couv_vh.jpg

Habitation répertoriée p124 du "Patrimoine de la Guadeloupe" 

FONDATION CLÉMENT

HC éditions 2017

Habitation répertoriée p30-31 & 40 de "Maisons des Antilles" par Michael Connors 

FLAMMARION éditions 2007

Habitation répertoriée p 164/165 de "La Guadeloupe et ses trésors - Le patrimoine archéologique de l'île papillon"

David LAPORAL

ERRANCE éditions 2010

 

Renseignements

+33 6 66 44 85 19 | +33 6 48 78 75 20

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